Diagnostic

Élève en difficulté en maths : les 4 profils que je rencontre (et comment les aider)

Tous les élèves en difficulté en maths ne le sont pas pour la même raison. En 10 ans, j'ai vu revenir quatre grands profils. Les reconnaître, c'est savoir quoi faire.

La réponse courte

Un élève en difficulté est souvent l'un de ces quatre profils : le travailleur perdu, celui qui ne comprend pas le cours, l'acharné mal orienté ou le procrastinateur intelligent. Aucun n'est « nul en maths ». Chacun a besoin d'une aide différente.

1. Le travailleur perdu

Il travaille, parfois beaucoup, mais sans stratégie. Il met de l'énergie un peu partout, et arrive au contrôle sans être prêt. C'est le cas le plus fréquent.

Ce qui l'aide : savoir exactement quoi travailler. Ces élèves progressent souvent très vite : certains passent de 8 à premier de la classe, simplement parce qu'on leur dit enfin quels exercices faire.

2. Celui qui ne comprend pas le cours

Il bloque sur le cours, pourtant il peut être très fort en exercice, souvent parce qu'il est créatif. Le problème : le cours est présenté de façon très linéaire, A, B, C, D, et ça ne lui parle pas.

Ce qui l'aide : un schéma, une carte mentale, une explication du concept : à quoi ça sert, pourquoi c'est comme ça. Une fois la notion visualisée, sa créativité fait le reste.

3. L'acharné mal orienté

Il s'attaque aux exercices les plus difficiles et aux démonstrations, en pensant que c'est ce qui tombera. Il travaille parfois 10 heures… et obtient une très mauvaise note. Ses parents ne comprennent pas : il a vraiment travaillé. Mais difficulté ne rime pas avec contrôle.

Ce qui l'aide : être réorienté vers les exercices type contrôle. Il peut être un peu têtu au début, mais après deux ou trois exercices faits ensemble, il comprend la logique des contrôles et ne la lâche plus.

4. Le procrastinateur intelligent

Il a les capacités, mais n'aime pas travailler seul. Ce n'est pas péjoratif : c'est un fonctionnement. Gabin en est l'exemple parfait. Il avait 4 de moyenne, et tout le monde, lui compris, pensait qu'il était nul en maths. En cours, il me bombardait de questions. Il savait qu'avec un créneau par semaine bien utilisé, il avait fait le nécessaire.

Progression de Gabin

Au départ04/20
Après accompagnement14/20

Ce qui l'aide : un rendez-vous régulier et cadré, où tout le travail est fait.

Et votre enfant ?

Ces profils ne sont pas des cases : un élève peut en combiner plusieurs, ou passer de l'un à l'autre. Les maths ne sont pas difficiles en soi. Ce qui est difficile, c'est de comprendre ce qu'on attend de nous, d'être rigoureux et d'éviter les erreurs. Avec du travail bien orienté, viser 12 à 15 est à la portée de la très grande majorité des élèves.

Pour aller plus loin, lisez aussi les 3 raisons pour lesquelles un enfant intelligent ne travaille pas ses maths.

À retenir

  • Le travailleur perdu a besoin d'une stratégie.
  • Celui qui ne comprend pas le cours a besoin de visualiser les concepts.
  • L'acharné mal orienté a besoin d'être recentré sur les exercices type contrôle.
  • Le procrastinateur intelligent a besoin d'un cadre régulier.

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10 ans d'expertise en maths : mes conseils aux parents d'élèves

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